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Biographie RICH WARD

Publié le par Stormrider

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Mon histoire commence avec la signature de la Déclaration d'Indépendance. William Hooper, mon arrière-arrière grand-père du côté de ma mère fût en effet l'un des signataires de ce document historique. Depuis, chaque génération de ma famille s'est retrouvé impliqué d'une manière ou d'une autre dans la construction de l'histoire américaine.

Mon arrière grand-père est sorti diplômé de West Point et y a ensuite enseigné, comme son fils le fera plus tard. Mon grand-père fût nommé assistant militaire de Franklin Roosevelt pendant la Seconde Guerre Mondiale et fût présent à ce titre à la Conférence de Yalta, qui marqua la fin de cette guerre épique. Le journal local annoncera à ma naissance qu'un futur cadet de West Point venait de voir le jour, destiné à suivre la grande tradition militaire de sa famille. Oops !

Mon nom est Richard Park Ward, connu aussi sous le nom de "The Duke". Au cas où vous vous demanderiez d'où vient ce surnom, je l'ai tout simplement choisi après qu'un journaliste d'un magazine allemand de Heavy Metal déclara que si Zakk Wylde était le "King" de la guitare Rock moderne, alors Rich Ward en était sans aucun doute le "Duke". N'étant pas un grand fan de John Wayne à la base, j'ai résisté un peu à la tentation au début, mais finalement, ce surnom est resté ! Mais tout va commencer quelques années plus tard, à Atlanta en Géorgie.

Depuis mon enfance, j'ai toujours été fan de musique. Ma mère avait l'habitude d'écouter John Denver, Gordon Lightfoot et Carly Simon entre autres. Sans autre référence, la musique pour moi à cette époque, ce n'était que cela. Après le divorce de mes parents, l'emploi du temps de ma mère est devenu tellement chargé que ma jeune sœur et moi-même passions énormément de temps livrés à nous-mêmes. Pour essayer de conserver un peu d'ordre dans tout cela, ma mère offrit le gîte et le couvert à une jeune étudiante qui nous gardait après l'école en échange. Et avec elle arrivèrent un tas de disques contenant des nouveaux sons que je n'avais jamais entendu auparavant. Ce fût le déclic !

Pour la première fois, j'écoutais AC/DC, Van Halen, Black Sabbath, Rush, Genesis et tant d'autres qui m'impressionnèrent. A tel point que ma BO de Grease fût définitivement mise au placard. Pour mes 12 ans, mon père m'emmena dans une boutique et lâcha 35 dollars pour une Fender Mustang. Elle était en piteuse état et n'émettait aucun son, mais cet objet fait de bois et de câbles allait devenir mon nouveau but dans la vie !

Le premier groupe pour lequel j'auditionnais me confirma rapidement que j'étais très mauvais et ne me donna pas le job. Mais ils me demandèrent si je connaissais les paroles de "Crazy Train" de Ozzy Osbourne et je suis alors devenu leur chanteur ! Ils ne m'avaient pas encore entendu chanter, mais en connaissant les paroles, j'avais déjà fait la moitié du chemin. J'ai fait un seul concert avec ce groupe, une soirée étudiante au lycée. Et bien sûr, j'ai assuré ! (merci mon Dieu, il n'existe pas de vidéo de cet instant de ma vie).

Mon second concert a eu lieu lors d'un tremplin Rock au Lycée. Notre set-list incluait "Rock You Like A Hurricane," "Turn Up the Radio," et "I Want You to Want Me." C'était la recette d'un succès assuré. Mais tout ce dont je me souviens de ce show est que je portais des protège-tibias par dessus mon pantalon en vynil ! Et quelque part, je crois que ce look d'enfer a dû faire de l'ombre à beaucoup de groupes qui essayaient alors d'apparaître sur MTV !

Pendant les années qui ont suivi, j'ai joué dans plusieurs groupes en écumant les fêtes, les bals et autres soirées. Mon répertoire allait de Duran Duran à Bryan Adams en passant par Kool Mo Dee. A cette époque, je ne me souviens même pas avoir eu le rêve de devenir une "rock star." Cela me semblait totalement impossible. Il était plus réaliste de croire que je pourrais devenir un astronaute marchant sur la lune que de faire partie d'un groupe qui enregistrait des albums ! Cela allait de paire avec ma personnalité qui faisait que je ne vivais qu'au jour le jour, sans jamais me projeter dans l'avenir. Pour le meilleur et pour le pire, je ne vivais que pour les dix prochaines minutes.

Lors de ma dernière année de Lycée, j'ai réussi à obtenir une bourse pour jouer de la guitare au sein de l'ensemble Jazz du Lycée de Gainesville. Leur professeur m'avait vu joué avec le groupe de Jazz du Lycée, mais il ne savait heureusement pas que je n'étais pas capable de lire les notes de musique. Je suis resté ainsi un semestre au sein du Jazz Band, jusqu'au jour où un cours théorique sur la musique a fait tombé le masque. J'ai alors été informé que ma bourse scolaire m'était retiré et que je n'étais plus le bienvenu au sein de l'académie (de toute façon, je n'y étais resté seulement parce que mes parents menaçaient de me retirer ma guitare si mes notes passaient en dessous du C). Heureusement pour moi, j'étais toujours un employé modèle chez Mrs. Winner's Fried Chicken, et il me restait au moins une carrière devant moi (et tous les cookies gratuits que je pouvais manger). C'est en travaillant plus tard comme serveur chez TGI Friday's à Atlanta que j'ai rencontré Dwayne Fowler. Ce fût le premier musicien noir que j'appris à connaître. Notre amitié fût l'occasion de nombreuses discussions autour de ce que serait un mélange de funk, métal, jazz, reggae et rock progressif (pour créer une sorte de monstre de Frankenstein sonore). Un soir, Dwayne m'invitât à venir jammer avec lui et son batteur de l'époque, Richard Farmer. Cette rencontre fût certainement à l'origine de ce qui sera plus tard Stuck Mojo, ma prochaine aventure pour les dix années à venir.

P
endant toute cette période, Stuck Mojo allait être le pionnier d'un genre qu'il allait lui-même aider à définir et qui, par manque de meilleur vocabulaire, sera connu sous le nom de "rap métal". Ainsi, de nombreux fans du groupe, musiciens à leurs heures, allaient commencer à monter leur propre groupe sur les fondations établies par Stuck Mojo. En recyclant la même formule, certains comme Limp Bizkit ou Papa Roach allaient rencontrer un succès phénoménal. Bien que n'ayant jamais atteint de tels sommets, Mojo sortira quand même sept albums, tournera dans le monde entier une douzaine de fois, et gagnera la fidélité de milliers de fans dévoués d'Europe jusqu'au Japon, d'Australie au Brésil et au-delà.

En 2000, Stuck Mojo sort ce qui sera son dernier album à ce jour, "Violate This", une compilation de titres rares et de faces-B. A ce moment, j'avais atteint un point de non-retour : je ne faisais plus la différence entre ma colère personnelle et ma colère musicale et cela a gravement affecté ma vie et mes relations personnelles. J'étais devenu un vrai connard ! (demandez à n'importe quelle personne que je côtoyais à l'époque, elle vous le confirmera). Le summum fût atteint dans un bus lors d'une tournée en Autriche. Les détails importent peu, mais j'en suis arrivé à me battre avec un des membres du groupe. Après cela, et dix ans de combat contre le monde entier, j'ai décidé de tout arrêter.

J'ai toujours essayé d'incorporer les influences rock de ma jeunesse dans la musique de Mojo. Cela allait de Ruch et Queen à Police. A ce nouvel instant de ma vie, l'esprit plus clair, je me sentais libre de créer enfin la musique que je voulais sans aucune restriction ni la contrainte de plaire à des fans. J'ai alors commencé à écrire de nombreux arrangements et mélodies vocales que ne pourrait pas interpréter un chanteur rap. Cela a conduit à toute une série de démos, sous les noms de Ride the Snake, Sick Speed et Cafu. Après deux ans de concerts à droite et à gauche et de diffusion sur internet, certaines maisons de disque ont commencé à se montrer intéressées. Un album est d'ailleurs sorti en Europe à l'été 2002 sur un petit label. Mais rien n'a été vraiment concrétisé.

A la même époque, j'ai commencé à collaborer avec mon ami Chris Jericho, la superstar de catch WWE, sur un projet du nom de Fozzy, afin d'assouvir mes désirs de jouer quelques riffs bien heavy de temps à autre. Au début, Fozzy devait être le plus grand groupe de reprises du monde. Etonnamment, avant même notre troisième concert ensemble, nous nous sommes vus offerts un premier deal avec Megaforce Records, deal qui incluait le tournage d'un film promotionnel de 30 minutes sur le groupe, son passé fictif et sa future gloire universelle. Après quatre ans, la réalité a dépassé la fiction ! Nous avons enregistré trois albums, joué en direct sur la télévision nationale (dont une apparition au Howard Stern Show), fait quelques shows à l'étranger et même composé un titre et jouer dans une publicité pour une boisson gazeuse assez connue. Comme toutes mes autres aventures musicales, Fozzy existera aussi longtemps qu'il doit exister.

A l'été 2003, j'ai commencé à écrire quelques morceaux reflétant les profonds changements intervenus dans ma vie personnelle. Construite autour d'une mélodie, d'une guitare acoustique et de loops hip hop, cette musique est devenue ma passion numéro un. Tout ce que j'ai toujours voulu est d'être passionné par la musique que je joue. J'ai passé de longues années de ma vie à essayer d'écrire cette musique qui me transporterait. Ces quelques morceaux y contribuent à leur manière.

Après avoir enregistré sept d'entre eux dans mon studio personnel, je les ai présenté à mon ami de longue date et aussi manager de Stuck Mojo et Fozzy, Mark Willis. Lui-même, sa femme et même sa fille ont adoré les morceaux. Il m'a alors conseillé de me mettre en relation avec un producteur local qui pourrait être intéressé par ce projet, naturellement désigné sous le nom de "The Duke".

J'ai donc rencontré le producteur Rick Beato, et nous avons décidé de choisir trois titres pour les développer et les enregistrer avec mes amis de toujours, le batteur Frank "Bud" Fontsere et le bassiste Sean Delson.

Voilà, si vous êtes arrivé jusqu'ici, je tiens à vous remercier pour avoir pris le temps de faire connaissance avec ma musique et moi-même. Mes débuts en tant que musicien ont été un sacré voyage. Que vous m'ayez suivi depuis toutes ces années ou que vous veniez de me découvrir, je peux vous garantir qu'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Car, comme d'habitude, je ne sais toujours pas ce que je ferai dans les dix prochaines minutes !


The Duke - 2004

(traduit de l'anglais par Olivier - décembre 2004)


LA RENCONTRE AVEC BONZ

La première fois que j'ai rencontré Bonz, j'ai tout de suite su qu'il avait un talent fou. C'était en 1990 et aux Etats-Unis, le Heavy Metal était en train de mourir d'une mort lente et douloureuse. Mes héros, Maiden, Priest, Sabbath, Dio et les autres jouaient dans des salles de plus en plus petites. Les passages radio étaient cantonnés à la nuit pendant les week-ends et même MTV refusait de reconnaître l'existence de ces groupes. Ils avaient été remplacés par les digestes Poison, Warrant, et Enuff-Z-Nuff. Ils me rendaient malade avec leurs guitares roses, leurs fringues ringards et les paroles les plus gerbantes que j'ai pu entendre. Moi, je voulais de la musique qui tabasse. Quelque chose pour se rebeller contre tous ces rigolos. C'est alors que j'ai découvert Public Enemy et toute la nouvelle vague de rap hardcore. C'était du sang neuf et surtout c'était sincère. A l'époque, je jouais donc dans ce groupe super cool. Nous étions heavy et nous pouvions vous arracher la tête, mais nous manquions encore de personnalité et d'une direction où aller. Puis, arriva Bonz... Nous nous sommes rencontré chez Pizza Hut. Lui était cuisinier, moi chauffeur. Toute la journée, ce gars était en train de rapper tout en faisant des pizzas. Ca me rendait dingue !

Rich WARD - 1996

(traduit de l'anglais par Olivier - texte intégral disponible sur le EP "Violated")


Les Principales Infuences Musicales de Rich

A ses débuts :
Iron Maiden
Journey
AC/DC
Ozzy
Black Sabbath
Bad Company
Scorpions
Judas Priest
Queen
Elton John
Dio
Pink Floyd
REO Speedwagon
Rush
Anthrax
Styx
Metallica
Yngwie Malmsteen

Plus tard :

Pantera
Faith No More
Machine Head
Fear Factory
Prong
Pride and Glory

Son guitariste favori :
Neal Schon
www.NealSchon.net
www.JourneyMusic.com
www.SoulSirkus.com

Ses chanteurs préférés :
Paul Rodgers, Steve Perry, Sammy Hagar

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